Épreuve de CSE : avant de se lancer


L'entretien permet également d'évaluer la capacité du candidat à prendre en compte les acquis et les besoins des élèves, en fonction des contextes des cycles de l'école maternelle et de l'école élémentaire, et à se représenter de façon réfléchie la diversité des conditions d'exercice du métier, ainsi que son contexte dans ses différentes dimensions (classe, équipe éducative, école, institution scolaire, société), et les valeurs qui le portent dont celles de la République. (Ministère de l’Éducation nationale, 2016)


Retour sur l’épreuve de CSE

Cette épreuve, la seconde épreuve d’admission au CRPE, couplée à un questionnement autour des APSA, consiste en une présentation et un questionnement autour d’une situation professionnelle. Les compétence « Agir en fonctionnaire de l'État
et de façon éthique et responsable » et « Connaissance du système éducatif » issues de référentiel des métiers de l’enseignement et de l’éducation sont prioritairement évaluées lors de cet entretien.

Les jurys publient chaque année dans chaque académie un rapport concernant cette épreuve dont les lignes de force sont les suivantes :

Attentes au niveau de l’exposé 

  • Une capacité analyser la situation professionnelle proposée et des questions qu’elle pose.
  • Un exposé construit, argumenté s’appuyant sur un plan structuré.
  • Une bonne maitrise de la langue française.
  • L’exposé doit permettre au candidat d’attester de compétences professionnelles en cours d’acquisition d’un professeur des écoles.

Prestation du candidat : points forts 

  • Une attitude posée et réfléchie.
  • Une communication ouverte et propice à l’échange.
  • Un exposé clair et une argumentation fondée sur une expérience constructive.
  • Une connaissance élargie du système éducatif.
  • Une connaissance de la diversité des conditions d’exercice du métier.
  • Une connaissance des contextes d’organisation et du fonctionnement de l’école. - Une connaissance des valeurs de la République.
  • L’expression et la traduction des valeurs portées par l’école de la République. 

Les jurys ont apprécié 

  • Une bonne préparation des candidats à l’épreuve.
  • Une appropriation affirmée des valeurs républicaines.
  • Une volonté exprimée de respecter la laïcité et de la faire vivre au quotidien.
  • La capacité des candidats à prendre en compte les observations du jury pour réajuster leur propos et faire évoluer leur réflexion.
  • La capacité des candidats à situer les mesures des reformes dans le contexte du système éducatif français et à en comprendre les enjeux.
  • La capacité des candidats à élargir la réflexion autour de la thématique du dossier en s’appuyant sur une culture scientifique réfléchie.
  • Des candidats montrant une aptitude à se projeter dans le métier de PE.
  • La capacité des candidats à élargir et à approfondir le sujet proposé en entretien.
  • La capacité des candidats à exposer des situations concrètes et solidement argumentées, à faire le lien entre la théorie et la pratique.

Attentes au niveau de l’entretien 

  • La prestation du candidat doit permettre au jury de saisir le potentiel du candidat à aborder le métier de professeur des écoles en référence aux valeurs de l’école de la République.
  • La capacité du candidat à se positionner en fonctionnaire de l’Etat de manière éthique et responsable.
  • Les candidats doivent comprendre les enjeux des problématiques posées, manifester des connaissances sur le fonctionnement de l’école et faire preuve d’analyse critique.

Prestation du candidat : points faibles

  • Une attitude fuyante des candidats « jouant la montre ».
  • Des réponses en « demi teintes », sans prise de risque.
  • Une connaissance restreinte de l’évolution du système éducatif.
  • Une connaissance insuffisante du fonctionnement de l’école.
  • Une mauvaise gestion du temps.
  • Certains candidats prennent appui sur leurs souvenirs d’écolier et ignorent les innovations L’éducation prioritaire est méconnue.

Les jurys ont regretté

  • Un faible niveau de connaissances sur le plan pédagogique et didactique en dépit des
  • stages d’observations.
  • Un manque de culture générale et de curiosité intellectuelle.
  • Un manque d’aisance à l’oral souvent dû à une difficulté à gérer le stress impactant la prestation du candidat.
  • Une mauvaise utilisation du temps imparti pour l’exposé par des candidats à court d’arguments ou des candidats gérant mal leur temps (débit de parole trop rapide, absence d’outils de mesure du temps, etc.).
  • Des candidats incapables de se référer à une œuvre littéraire permettant d’élaborer des valeurs morales avec les élèves.
  • Le manque de culture de certains candidats. « Le lièvre et la tortue » n’est définitivement pas une fable de Jacques Prévert.
  • Le recours de certains candidats à des justifications purement matérielles pour expliquer des difficultés à appliquer certaines orientations. A titre d’exemple, dans les sujets sur le numérique, le manque d’équipement des écoles et le manque de formation des maitres sont souvent évoques pour justifier des difficultés de mise en œuvre de l’éducation au numérique.

 



Recommandations des jurys 

  • Une préparation élargie des sujets potentiels témoignant d’une appropriation des enjeux et des valeurs de l’école.
  • Connaitre l’organisation et le fonctionnement d’une école primaire (organisation, valeurs, objectifs).
  • Se documenter en matière de connaissances du système éducatif (histoire et enjeux contemporains).
  • Connaitre les valeurs véhiculées par l’école de la République.
  • Préparer les épreuves en se projetant dans la fonction de professeur des écoles.
  • Se positionner comme futur fonctionnaire de l’État capable d’agir de manière éthique et responsable.
  • Utiliser correctement le temps imparti, s’entrainer à une maitrise de la gestion du temps.
  • À l’oral le candidat doit se détacher de ses notes pour établir un réel échange avec le jury. Il doit veiller à la qualité́ de son expression et à la concision de ses idées.
  • La reprise mot pour mot du contenu du dossier présenté est à proscrire.
  • Le candidat doit faire preuve d’une réflexion autonome et éviter de recourir à la paraphrase.